« La Bio comme un cheminement, pas une fin en soi. »

Cédric Faure, vigneron depuis cinq générations

« Depuis 5 générations ? J'ai voulu vérifier... J'ai retrouvé l'acte authentique, celui de 1909 quand mon arrière-arrière-grand père, Jean Faure achète le domaine Viguerie pour installer son fils. A l'époque, la propriété compte déjà 16,50 hectares de cultures et de vignes. L'acte précise aussi que la vente comprend « une cuve, une charrette à bœufs, une charrette à cheval, la paille, le foin et le fumier » !

Ce système de polyculture-élevage qui était la norme dans la région a perduré jusque dans les années 1980.

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Apprendre à mieux connaître mes terroirs. Apprendre à maîtriser mes cépages (cette Négrette s'avère parfois capricieuse). S'équiper, comprendre, tester. Le travail du sol, les engrais verts, la confusion sexuelle... Protéger mes vignes et la nature en même temps... Jusqu'en 2019 où j'entame ma conversion en Bio. Enfin prêt !

Pour autant, je pense que ce n'est pas parce qu'on est en bio qu'on doit travailler avec les bœufs. Les outils de travail du sol ne cessent de se perfectionner par exemple ; nous nous devons d'innover collectivement, sans cesse.

Si j'ai changé de méthode ? Sans aucun doute... On ne passe pas d'un modèle productiviste à deux doigts du tout chimique à une production raisonnée d'un claquement de doigts. Je pourrais dire que le déclic a été lors de mon stage de BTS chez ce pionnier de la biodynamie qui avait 20 ans d'avance sur nous tous... Je pourrais aussi dire banalement que je veux laisser une Terre propre à nos enfants... La réalité est sans doute plus complexe et plus progressive.

Le BTS pour rassurer, les mains dans la terre pour assurer

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